Sciences Po.

Comme prévu, j’écris un billet sur com­ment pré­pa­rer Sciences Po, à des­ti­na­tion des Premières/Terminales/Étudiants de 1ère année pour par­ta­ger mon expé­rience de l’année passé. Avec un bud­get réduit, venant d’un bac Scien­ti­fique (donc avec des choses à apprendre et non à revoir en his­toire), j’ai pu accé­der à Sciences Po Lyon, du pre­mier coup (je n’ai pas tenté le concours après mon bac).

Avant toute chose, pré­ci­sons ce que je pro­pose: des conseils pour pré­pa­rer de son côté, seul, et de manière écono­mique le concours des IEP de Pro­vince. Le concours Sciences Po Paris n’est pas bien dif­fé­rent, mais je ne le connais pas.

Chaque étudiant sou­hai­tant inté­grer un des pres­ti­gieux “Sciences Po” doit s’armer préa­la­ble­ment de dif­fé­rents “outils” fon­da­men­taux pour tenir: une volonté de fer, des amis et/ou parents à l’écoute et pré­sents vous sou­tiennent dans les moments dif­fi­ciles, une bonne hygiène de vie, le sens de la débrouillar­dise et enfin une très très bonne orga­ni­sa­tion.

Il est impor­tant de consi­dé­rer avant de com­men­cer à tra­vailler l’étendue du tra­vail qu’il fau­dra four­nir en obser­vant le niveau demandé te les pro­grammes de révi­sions pour cha­cune des matières:

  • Ques­tions contem­po­raines (coef­fi­cient 3): Un mix entre phi­lo­so­phie et culture géné­rale, l’épreuve de Ques­tions contem­po­raines demande d’interroger des connais­sances variées issues d’une culture la plus éten­due pos­sible sur les deux thèmes don­nés (en 2010: octobre-novembre, l’”argent” et les “fron­tières”). Il sem­ble­rait  que les sujets s’orientent vers un côté plus “poli­tique” que phi­lo­so­phique, mais, à chaque fois, l’étendue des thèmes offrent un panel de sujets pos­sibles gigan­tesques. Exemple: les “fron­tières” peuvent être consi­dé­rées comme “natu­relles”, cen­sées repré­sen­ter les limites d’un État ou d’une nation, elles peuvent aussi être une zone d’échange par­ti­cu­liè­re­ment intense, un lieu de confron­ta­tion (XIIIème siècle, front, qui fait front à l’ennemi), etc. Mais une fron­tière peut aussi endos­ser un carac­tère plus “méta­pho­rique”: la fron­tière de la vie, de la Science, entre hommes et femmes (du point de vue des droits, salaires, ana­to­mique). Bref, les pos­si­bi­li­tés ne manquent pas. Il faut les prendre en compte et ana­ly­ser l’ensemble du thème pour ne pas pas­ser à côté d’un élément impor­tant quoique sous-entendu. Il ne faut pas hési­ter à varier les dis­ci­plines uti­li­sées dans sa copie: l’éclectisme est vive­ment apprécié.
    • Épreuve: Deux sujets de dis­ser­ta­tion sont pro­po­sés. Le can­di­dat en choisi un seul. Ils peuvent por­ter sur un thème ou l’autre, ou sur les deux. Durée : 3 heures
  • His­toire (coef­fi­cient 3): Le pro­gramme est le même que celui des Ter­mi­nales ES et L: Le Monde, l’Europe et la France de 1945 à nos jours. Pour les S, la par­tie “Europe” sera à apprendre entiè­re­ment, et des cha­pitres sup­plé­men­taires le seront aussi dans les deux autres par­ties. Néan­moins, le niveau demandé est un petit peu supé­rieur que ce qu’il y a au bac. La dif­fé­rence résulte essen­tiel­le­ment dans l’évaluation de la capa­cité de l’élève à pro­blé­ma­ti­ser et argu­men­ter sur le sujet donné: là où un récit d’événements était plus ou moins accepté au bac, il fau­dra appor­ter une ana­lyse expli­quant l’évolution obser­vée pour obte­nir ne serait-ce que la moyenne. J’approfondirais le sujet dans un futur billet.
    • Épreuve: Un seul et unique sujet est pro­posé. Durée : 4h30 avec l’anglais. 3h00 conseillées.
  • Langue [Anglais] (coef­fi­cient 2): Le niveau est assez impor­tant et reprend un article de presse de l’année pas­sée en règle géné­rale. Lire la presse (le Time et Nes­week ne sont pas très chers (30 ou 35€) en pas­sant par l’OFUP), et per­met de se tenir au cou­rant de l’actualité inter­na­tio­nale tout en per­met­tant d’enrichir son voca­bu­laire. Des ouvrages sup­plé­men­taires peuvent se révé­ler très utile pour la culture géné­rale (très utile pour la partie
    • Épreuve: Un article de presse d’environ 60 lignes à lire, tiré de la presse anglo-saxone. Une liste de syno­nymes est à trou­ver dans le texte. Puis quelques (3 ou 4) ques­tions de com­pré­hen­sion, réponses courtes. Puis une rédac­tion (8 points sur un total de 20) repre­nant le thème de l’article et inter­ro­geant le can­di­dat. Durée : 4h30 avec l’anglais. 3h00 conseillées.

A ces trois matières, il faut ajou­ter les notes du bac, qui compte pour coef­fi­cient 1. Ce qui fait un total de 180 points.

Voilà pour une pré­sen­ta­tion géné­rale et quelques conseils de base, his­toire de bien com­men­cer. J’approfondirais mes conseils dans cha­cune des matières dans un futur billet, puis je publie­rais une biblio­gra­phie indi­ca­tive (il faut dire que j’ai acheté trop de bou­quins cette années, donc je pense connaître le sujet… ;p)